TJ

Publié le par BERTRAND BAINSON Patrick

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Photographie David GOLDBLATT

Johannesburg « On Eloff Street, 1967 »

 

Né en 1930 à Randfontein, Afrique du Sud, vit et travaille en Afrique du Sud. David GOLDBLATT est le photographe documentaire le plus connu d’Afrique du Sud. Il a derrière lui une longue et riche carrière, rythmée par l’histoire tourmentée de son pays natal. Fils de la classe moyenne blanche de la banlieue de Johannesburg, ses premières années de photographe coïncident avec celles de la politique d’apartheid du nouveau gouvernement. David GOLDBLATT va photographier " des deux côtés " : les Afrikaners d’abord, puis l’univers des Noirs sud-africains. De série en série, David GOLDBLATT cherche à comprendre les valeurs complexes qui fondent l’étoffe de son pays. Il a su gagner la confiance. Au grand dam de la police blanche, furieuse qu’en pleine ségrégation un Blanc témoigne de la vie misérable des Noirs dans la township de Soweto.

Électron libre au regard très personnel, travaillant loin du feu affolant des événements, GOLDBLATT s’est toujours attaché à rencontrer ses compatriotes, à révéler leurs modes de vie par les détails du quotidien, l’intérieur des maisons, les bruits de la rue ou les architectures : « Nous exprimons aussi nos valeurs dans ce que nous construisons, c’est un bon moyen de comprendre le pays. Mille et un détails de la rue en disent long aujourd’hui sur les tensions entre nos valeurs et l’avidité provocante du capitalisme moderne. »

« Johannesburg est une ville fragmentée. Ses différentes parties ne s’intègrent pas de façon homogène. Elle porte un nom qui ne se prononce pas facilement. Il n’est pas surprenant que les habitants de ces fragments, qui sont terriblement divisés en termes de classe, de culture et en particulier de race, aient leurs propres noms, surnoms, élisions, diminutifs et translittérations linguistiques pour la nommer. Le « nom » principal est TJ («Transvaal, Johannesburg»), mais vous avez peu de chances de l’entendre dans la rue ou de le lire dans un guide. Il provient de notre vieux système d’immatriculation des voitures. »

 

« David GOLDBLATT, “TJ”, 1948-2010 »

Fondation Henri Cartier-Bresson

2 impasse Lebouis, Paris 14e (métro Gaîté),

du 12 janvier au 17 avril 2011

 

Publié dans Février 2011

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