J'ai toujours méprisé la belle peinture

Publié le par BERTRAND BAINSON Patrick

 lucian Freud

 

 

Lucian FREUD, reflet avec deux enfants (autoportrait), 1965

Huile sur toile, 91cm x 91cm, Musée Thyssen-Bornemisza, Madrid

 

"J'ai toujours méprisé la belle peinture et la délicatesse des touches", affirme Lucian FREUD.  Si son grand-père, Sigmund, a ébranlé les préjugés de ses contemporains en fondant la psychanalyse, Lucian, lui, bouleverse le regard des amateurs de peinture.

Pour ceux qui n'ont encore jamais vu de près une de ses oeuvres, le choc est intense. Les nus dévoilent les parties intimes sans aucune pudeur, les corps obèses s'étalent sans complexe, les visages se parent de rides et de boursouflures, comme si le portrait de Dorian Gray vieillissait enfin à la lumière du jour. La peinture de Lucian FREUD secoue, étonne, séduit et peut même déplaire. Mais en aucun cas elle ne peut laisser indifférent.

Dans son souci de réalisme, il y a la volonté de dire la vérité. "Pour moi, le tableau est la personne, je veux qu'il fonctionne comme la chair", confirme-t-il.

 

Mélanie Wolfe

 

Publié dans Avril 2010

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