Etoile filante

Publié le par BERTRAND BAINSON Patrick

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Dominique LAFFIN, Jacques Doillon, Lola Doillon

dans La Femme qui pleure, réalisation, dialogues et scénario Jacques DOILLON, janvier 1979

 

J'avais 16 ans lorsque Dominique LAFFIN est décédée, à 33 ans. J'avais l'âge où l'on souhaite tous plus ou moins faire des études de cinéma, l'âge où l'on tombe  plus ou moins amoureux de toutes les actrices que l'on rencontre par écran interposé. Dominique LAFFIN avait une place particulière dans mon cœur. Elle était belle, et si fragile que même sa voix était cassée. Quiconque la regardait ne pouvait qu'avoir envie de la protéger et de la prendre dans ses bras. Est-ce parce que trop peu l'ont fait, ou trop mal, que son cœur s'est arrêté de battre d'un seul coup un jour de juin ? Il y a déjà 20 ans. Depuis des années, je voulais aller voir sa tombe au cimetière Montmartre, juste à côté de celle de François Truffaut, une autre des ombres qui m'accompagnent, décédé quelques mois auparavant. Pourquoi ces deux-là ne se sont-ils pas rencontrés plus tôt ? Je me suis rendu au cimetière le week-end dernier. Je suis resté un long moment devant ces deux sépultures si différentes. J'ai déposé une rose rouge au-dessus de son nom à elle et je suis parti. En me promettant de revenir.

 

Vincent Turquois, photographe

05 août 2005

 

Dominique LAFFIN, portrait d'une enfant pas sage

documentaire de Laurent Perrin, 2007

 

Publié dans Février 2011

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