La fricassée à cul nu et la bayenne

Publié le par BERTRAND BAINSON Patrick


La fricassée à cul nu et la bayenne

C'était un plat de guerre, tout simple, pour les jours "sans" (viande), mais on peut toujours le faire pour les fins de mois difficiles.
On fait dorer des pommes de terre et un peu d'oignons. Ensuite, on les saupoudre de farine puis on les couvre d'eau. On met une pincée de sel, du poivre, un peu de thym et de laurier, de l'ail, et on fait mijoter le tout à tout petit feu. Les jours fastes ma mère y ajoutait des lardons et des morceaux de poumon : ça je n'aimais pas, c'était caoutchouteux. Et la fricassée n'était plus à cul nu.

A l'époque, à la campagne,on n'était pas malheureux si on avait une basse-cour, mais la viande de boucherie était rare et il fallait des tickets.
Dans la famille de mon mari, originaire du Nord, on faisait la bayenne avec des pommes de terre arrachées de la veille, quand elles avaient jeté leur feu.(Des fraîches pétotes en patois). Sans les éplucher, car on les mangeait avec la peau, on les couvrait de thym, laurier, céleri, persil, oignon, ail, sel, poivre et très peu d'eau. On faisait cuire sur le derrière de la cuisinière à charbon pendant au moins 1 heure .On les mangeait avec du pain frais et du beurre salé . Et c'était bon !!!!!!
Christiane

Publié dans Avril 2009

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revelise 11/04/2009 21:17

Je pense que l'on va y revenir à ces plats du pauvre. Bisous